Amida Bendjilali
Originaire d’Algérie qui manque cruellement de perspective économique, Amida Bendjilali avait traversé la méditerranée pour tenter sa chance sur le continent alors qu’il avait 18 ans. Installé à Marseille, Amida souhaite quitter la Provence, bien décidé à conquérir Paris, pour se donner toutes les chances de réussir son insertion. Il prend donc le train pour rejoindre la capitale. Mais sa maigre fortune ne lui permet que d’aller à Sens.
Arrivé en gare, on l’oriente vers le bureau du travail, situé rue de Laurencin. On lui propose un emploi à la tannerie, puis, désireux de se convertir au catholicisme, il suit des cours de catéchisme et se fait baptiser.
C’est à cette occasion qu’il rencontre Jacques Poupon, en charge de la cérémonie. L’abbé détecte immédiatement en lui un grand potentiel et lui propose de l’embaucher en tant que projectionniste, le tout premier du cinéma Le Brennus.
En 1966, Amida tombe gravement malade et il est transféré vers l’hôpital parisien Saint Joseph où il est opéré du poumon en juillet.
Fernand Maillard
Fernand Maillard fut l’un des premiers moniteurs des colonies de vacances organisée par l’abbé Poupon et dirigeant de La Savoyarde.
Gilles Boudin
Gilles Boudin travailla comme dessinateur et agent technique électricien chez Lucéat, société de construction électrique d’environ 250 salariés, à Sens (Yonne), de 1948 à 1956. Il avait effectué son service militaire dans l’infanterie en 1952-1953.
Il avait adhéré à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), section de Sens, en 1949. Il fut responsable d’équipe de 1950 à 1952 puis responsable de la fédération jociste de l’Yonne de 1952 à 1956.
« Nous étions plusieurs copains qui se relayaient pour assurer l’ensemble des séances en étant à deux dans la cabine de projection, ce qui évitait ou limitait les interruptions en cas d’incident (rupture de film, …) » témoigne-t-il. Le changement des bobines était manuel. Ce qui impliquait de rallumer la salle à chaque intervention.
Jean-Claude Letang
Parmi les projectionnistes du Brennus, Jean-Claude Letang se rappelle cet heureux temps et d’une astuce qui consistait à coller les pellicules des bobines bout à bout pour ne pas faire d’interruption. Il fallait ensuite les remettre dans l’état initial pour le retour au distributeur.
