Biographie

Né le 20 octobre 1920 à Montreuil-sous-Bois. Fils de Jeanne Adrienne Butel et de Jules Adrien Poupon, décédé le 19 mars 1920, Jacques Poupon passe son enfance à Esbly, en Seine-et-Marne. 

Au séminaire de Meaux, il rencontre l’évêque Frédéric Lamy, qui devient archevêque de la ville de Sens en 1936 et le rejoint en 1941. Il y termine alors ses études de séminariste.

Alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage, Jacques Poupon intègre le S.T.O en Allemagne (Stalag V-A de septembre 1943 à juillet 1945), parmi cinq autres prêtres volontaires. L’objectif est de limiter les risques de représailles envers le Grand séminaire de Sens.

Un sacrifice qui visait à protéger des jeunes qui se glissaient hors du grand séminaire afin de baliser des terrains pour les parachutages et qui étaient menacés d’être envoyés en camps de concentration par la Feldgendarmerie.

Cet engagement s’inscrit également dans la naissance d’un mouvement de l’action catholique notamment, la jeunesse ouvrière chrétienne dont l’abbé sera un ardent animateur, en réaction à l’attitude de l’épiscopat français proche du maréchal Pétain.

Il revient à son domicile, 86 avenue Joffre à Esbly (Seine et Marne) le 21 juillet 1945.

N’ayant pas été appelé en 1940, il est mobilisé le 13 novembre dans les Forces Terrestres Antiaériennes. Il est enfin libéré le 24 décembre 1945 et peut reprendre ses études de théologie au Grand séminaire de Sens.

Il est ordonné prêtre catholique le 29 juin 1946 à Sens.

Plus tard, en 1971, l’abbé Jacques POUPON entre au conseil municipal de la ville de Sens, sous la mandature de M. Etienne Braun.

À cause de diverses pressions, l’abbé Poupon fut obligé de quitter la ville de Sens en 1976. Les terrains du Cercle catholique, le cinéma Brennus et son propre logement furent vendus pour une bouchée de pain.

Par décret du 29 novembre 1977, il est nommé Chevalier de l’ordre national du Mérite pour ses fonctions de directeur de colonies de vacances de 1946 à 1977.